VIA CRUCIS Le Chemin de Croix de St Vincent de Paul

Publié le par girelion.over-blog.fr

 

 

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La genèse

Depuis prés de dix ans je travaille ce matériau simple, ce matériau de rebut qu’est la cagette de bois de peuplier ou de pin. La blancheur des planchettes, leur assemblage industrialisé ou manuel par agrafage, leurs proportions de contenant fait pour des éléments vendus en nombre pairs leur confèrent un esthétisme de la forme proche du nombre d’or. C’est ainsi qu’en recomposant leur structure en ajoutant ou en retranchant, je suis arrivé au concept de reliquaire profane en bois d’emballage. Pour parfaire l’analogie j’y inclus de petits éléments de notre société de consommation qui sont devenus obsolètes, dépassés par l’évolution technique et technologique. Je les assemble avec le procès de l’illusion d’éléments pseudo- précieux à l’aspect spéculaire.

Une fois le montage fait, le rapprochement avec l’objet religieux vient de la mise en abîme de ces éléments cachés, parfois sous jacents  glissés dans les profondeurs de la construction. Mystère, secret de la chasse trouvent ici leur parallèle.

Dix ans d’exposition

Exposés dans des lieux voués au culte comme  la Collégiale St lazare d’Avallon en 2000, au Prieuré de Vausses en 2002, à l’église St Germain d’Auxerre en 2007, ces reliquaires ont toujours reçu une approbation du public et l’ont incité à s’interroger. Ils furent un vecteur pour s’élever plus haut et plus loin dans les régions de la  pensée et ainsi engendrer la réflexion sur ‘’ du spirituel dans l’art’'. 

 

 

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Naissance du projet :

C’est en septembre 2009 que les reliquaires furent exposés à St Vincent de Paul de Joigny sous le titre « l’homme mémoire et les reliques de son temps » avec l’aimable accord du Père Ivan Roulier.

Et ce fut là que naquit le projet de proposer un chemin de croix aux  fidèles de cette construction contemporaine érigée grâce aux dons des croyants jovigniens et de palier ainsi au manque de via crucis au sein de cette église.

La réalisation :

En septembre 2010, dans une exposition, là encore accueillie avec magnanimité par le père Ivan, je proposais quatre maquettes des stations de la passion du Christ au public et aux fidèles du quartier de la Madeleine. Construites en bois de cagettes, avec en leur centre une gravure sur rhodoïd noircie à l’encre d’imprimerie, encadrée par une découpe de carton doré patiné, le tout assemblé par collage à chaud, elles présentaient une harmonie colorée dicrète, tranchant sur le crépis du mur qui rappelait la couleur des vitraux. 

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Concept :

Dans ma démarche, la pertinence de l’emploi de ce matériau pour construire les quatorze croix support d’image, trouvait sa genèse dans les paroles du Christ s’adressant aux femmes de Jérusalem à la huitième station :

« Il se retourna et leur dit : «Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : ‘Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !’ Alors on dira aux montagnes : ‘Tombez sur nous’, et aux collines : ‘Cachez-nous’. Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ?»

J’ai donc donné  une forme de réponse à cette interrogation, j’ai matérialisé une allégorie portant en J’ai donc donné  une forme de réponse à cette interrogation, j’ai matérialisé une allégorie portant en elle l’espoir et la promesse d’une résurrection. Ainsi transformé le bois de cagette éphémère, voué au brûlage, retrouve une nouvelle fonction, il renaît et accompagne d’une façon métaphorique le sacrifice de Jésus pour le rachat de nos péchés en offrant aux croyants de vivre en semaine sainte la passion du Christ au cœur de la paroisse de St Vincent de Paul qui ne possédait qu’un chemin ...de papier.

 

Présentation de l'ensemble aux journées du patimoine des 17 et 18 septembre , de 10 à12 h & de 14h à 18h , Eglise St Vincent de Paul, avenue de Mayen, rue Pierre Curie, Quartier de la Madeleine, Joigny.

 

 

L’église Saint-Vincent de Paul, achevée en 1970 est l’oeuvre de l’architecte jovinien Devertu. De tendance post-le corbusienne, cet édifice s’efforce de se conformer, avec des moyens modestes, aux nécessités liturgiques issues du concile de Vatican II. Le parti pris est résolument moderne : le béton et une charpente métallique d'une seule portée ont été utilisés pour créer une coupole au-dessus de la façade principale et un toit à une seule pente, sans pilliers de soutien. Les vitraux en dalle de verre serties de béton, sur les façades est et ouest, laissent passer une lumière de belle harmonie colorée.

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Renseignements :

Ensemble Paroissial de Joigny, 1 rue Dans le Château 89300 Joigny tél 03 86 62 13 33

 

 

 

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chemin ...de papier.

 


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