Croître du sombre pour finir en lumière.

Publié le par girelion.over-blog.fr

Arbre poursuit ton Ombre

 

 

Parce qu’un loup y mangea des enfants en l’obscure

Nos peurs, nos mythes et nos terreurs issues du noir

Des Cathédrales de fûts, de troncs drus,  assure

Cultive ce qui rend l’homme poltron et dérisoire.

 

Tu naquis de la bogue enfouie dans le sillon

Convulsion du thalle pour hisser un splendide

Hymne verdoyant embrassant la lune impavide

Et  le soleil jaloux se mit à l’unisson.

 

Dresse ton Ombre, oblitère les grands cieux

A ceux qui t’arrachent, te mutile, tarissent ton sol

Et font de cette terre une plaque où rissolent

La blanche banquise et les chameaux besogneux.

 

Ton ombre est providence, c’est la belle assurance

Des longs palabres d’anciens, du repos des dieux

De la ronde des petits, de la sieste des vieux

Arbre, poursuit ton Ombre, elle est notre persistance.

 

Est-ce parce que tes sucs viennent du fond d’une terre

Où tes fines racines fouillent les magmas fangeux

En de voraces contorsions, pivots sinueux 

Afin de créer de grands sombres  hémisphères

 

Que s’étendent tes bras ? Et le soleil voilé

Va faire l’Ombre écarlate et dense la forêt,

Ténébreuse la Clarté où le rêve s’englouti,

Et où l’âme s’abîme aux tréfonds des oublis.

 

 

 

Et force ce mystère :

et  croître du sombre  pour finir en lumière


                                           Peintures-GIRARD-1.046.jpg

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